Warhammer, les News
Son Dernier Ordre

Vicocha et le groupe Nord-occidental

Le groupe Nord-oriental

Le groupe du centre monde

Le groupe sud

Le groupe du C.R.E.A

Les elfes blancs

les elfes noirs et elfes aquatiques

L'empire de Ktyss

La cité de cristal

Les nains

Les Gnomes

Les Gobelins

Les Esprits

Le Saint trône

 

Le groupe Nord occidental : le territoire humain de Vicocha, les royaumes tardifs du Yuwakan et de Kraïche, de Zhila et les régions extérieures du pays.

La grande nation de Vicocha, première à naître et seule à survivre constamment depuis le début du monde sur le continent qui porte son nom, possède une courbe technologique semi régressive.


Le nom de Moyen-Âge technologique qui caractérise le second monde entier est le plus visible à Vicocha. Progressivement, celle-ci perd, à mesure d’ailleurs que son influence et ses territoires diminuent, de plus en plus sa capacité non seulement à maintenir ce qui, à la destruction de la terre, frôlait l’excellence, mais encore simplement à conserver ses infrastructures. Notamment, tout ce qui concerne l’électronique et l’électricité va assez rapidement devenir limité. Non pas que l’électricité disparaisse des villes, ni les machines qui en dépendent, mais elle va être réservée à une élite, à l’armée, aux grandes structures nationales, et donc déserter progressivement les campagnes, puis les villages, les faubourgs et les quartiers populaires, pour ne se concentrer que sur les centre-ville, les quartiers riches, les structures sensibles, principalement militaires ou administratives.

Cette terrible diminution des moyens se fait parallèlement à une autre, non moins problématique : celle de la perte totale des moyens liés aux énergies du sous-sol, principalement minières, notamment à cause de l’extraction à grande échelle qui précéda la terra formation et qui rendit les gisements utiles assez difficiles à exploiter par la suite. Ensuite, à cause de la disparité des technologies compensatoires qui avaient été le fer de lance de l’âge des Pères.
Là aussi, les engins sont affiliés à un usage restreint. Si l’aviation civile comme militaire s’écroule très rapidement après l’exode martien et s’éteint, sauf dans certains pays, à la fin du premier siècle, les transports civils terrestres, ferroviaire et routier, qui avaient tenu bons les deux premiers siècles grâces aux derniers grands gisements qui permettaient d’utiliser la fusion froide, sont ensuite quasiment laissés à l’abandon et remplacés par des modèles purement mécaniques ou des moyens archaïques, notamment la traction animale qui devient majoritaire dès le quatrième siècle.
Il restera heureusement toujours, même à la fin du premier arquil, tout à fait possible de se procurer des engins de « seconde zone » par le biais du marché noir ou lors de ventes occasionnelles, mais ils coûtent très cher, et la question du carburant et des minéraux qu’il nécessite reste souvent entière.

L’essence a totalement disparu sur Mars. Elle n’existe pas à l’état naturel. Ce n’était de toute façon plus une source d’énergie utilisée sur Terre, déjà, depuis la fin du XXIem siècle (années terrestres). Beaucoup d’engins des premières années de la colonisation fonctionnent grâce à des systèmes complexes d’énergies mixtes ou aux rares ressources encore disponibles. La miniaturisation nucléaire et les technologies magnétiques permettent aussi d’excellents rendements mais là encore il existe peu de gisements encore exploitables pour des moteurs fissiles, de toute façon dangereux et coûteux, et les moteurs à fusion froide sont rapidement difficile à entretenir. Les réacteurs à fusion chaude, dits réacteurs « solaires », quant à eux, restent une rareté. Cela se gâte encore lorsque le second continent disparaît, brusquement : la plupart des ressources et des moyens techniques disponibles se trouvaient là bas, avec les grands systèmes automatisés du projet de terra formation.

Il est a noter qu’au tout début, dans la second moitié du premier siècle, un groupe d’ingénieurs nains avait mis au point une technologie phénoménale qui utilisait une sorte de gigantesque cyclotron de forme allongée reliant un bout du continent à l’autre. À chaque bout se trouvait une monstrueuse tour génératrice qui alimentait l’une des deux parties du continent en étant reliée au réseau électrique Nord des nations de Vicocha et de Marilatia ou au réseau électrique Sud des nations de San Gabriel et Nodalia. La technologie, basée sur la magnétohydrodynamique des courants telluriques, utilisait les perturbations générées par les mouvements du rayon gravitationnel lunaire, celui-là même qui génère les marées martiennes depuis la terra formation. Toutefois, lorsque les ingénieurs du projet furent acculés et enfin forcés de s’exiler dans le Dwordwenion avec les autres nains, après un grave incident qui avait mis en panne le système et provoqué un terrible marasme, cette technologie ne put être maintenue et finalement les tours dites « stekirales », du nom de la centrale, furent mises à l’arrêt et scellées. Longtemps la tour stekirale Nord, qui se trouve face à Vicocha à l’Est, à la jonction des confluents du fleuve monde Itchitinn, fut l’objet de visites d’entretien, avant d’être totalement fermée et laissée à l’abandon. L’anneau de convection souterrain, lui, est dans un état totalement inconnu.

On fabrique aussi de l’essence de synthèse biologique, au début, mais elle est rapidement laissée à l’abandon à cause des besoins considérables de céréales et de maraîchage liés à l’exode terrestre. On nourrit avant tout des bouches, pas des machines. Pendant un temps, la génétique offre également une certaine réponse aux attentes. Le CREA, encore un institut dépendant de Vicocha, invente de gigantesque créatures, que ce soit pour le transport maritime, terrestre ou céleste, qui consomment peu et permettent de déplacer des charges extraordinaires. Des créatures qui deviendront par la suite des légendes, les dragons, naissent de ce concept. Littéralement considérés comme des avions biologiques, possédant une intelligence humaine et étant déclinés sur divers modèles capables d’accomplir diverses tâches en un temps record, les dragons s’imposent pendant la première moitié de l’âge des pères et perdureront à Vicocha jusqu’à la rupture avec le CREA. Enfin ils disparaissent lors de la grande rébellion qui les conduit tous à se regrouper loin au nord-est, dans la forêt du Ladebonaraï où ils fondent une sorte de royaume. Ils y vivent cachés et en paix jusqu’à la fin du premier Arquil, mis à part ceux d’entre eux qui seront récupérés, beaucoup plus tard, par l’empereur de Ktyss.

Pour revenir à Vicocha, après toutes ces tourmentes, on peut dire que passé le cinquième siècle le royaume a régressé au point d’être comparable au Paris du dix-neuvième siècle. Toutefois, comme on l’a dit, de nombreux quartiers sont encore « branchés » sur le réseau desservi par les grandes centrales électriques à hydrolyse de la capitale et des principales villes secondaires, ainsi que les réseaux hydro électriques et géothermiques. Le maintient de ces technologies se fait par habitude, et une transmission de type « maître élève » s’est instaurée entre les ingénieurs et leurs successeurs qui en font une caste de privilégiés. Par ailleurs, il n’y a pas ou peu de remplacement car les ingénieurs compétents sont rares. Ainsi, en général, lorsqu’une portion du réseau tombe en panne et qu’elle n’est pas prioritaire ou d’utilité civile ou militaire, elle est fermée puis palliée par des moyens plus simples, souvent aussi plus archaïques.

Progressivement également, Vicocha développe les principes les plus basiques mais aussi les plus efficaces : la dynamo, le décuplement mécanique, l’hydromécanique, la thermo dynamique et la géothermie. Mais toutes ces technologies restent entre les mains des élites, pour la plupart. Seule la dynamo et l’hydromécanique continueront à alimenter les basses couches du peuple. Les batteries ou moteurs à fusion ne seront plus produits que pour l’élite et l’armée.

Ainsi des métiers et machines étranges sont apparus à Vicocha, comme les « remonteurs de lampadaires » qui, tous les soirs, font le tour des rues et remontent avec des manivelles municipales les batteries des luminaires de la ville marchant sur dynamo. Ou encore les techniciens en geomotrices, des machines qui se mettent à fonctionner lorsque la différence de température entre différents capteurs spécifiques est suffisante, souvent entre l’intérieur et l’extérieur de la machine elle-même. Les machines purement mécaniques, qui n’exploitent que l’énergie humaine, c’est à dire l’huile de coude, fleurissent également en perfectionnant le décuplement mécanique, parfois de façon très poussée. On a ainsi rapporté des histoires de prototypes ou de machines très rares qui seraient capable de rouler pendant des kilomètres en ne donnant qu’un ou deux coups de pédale ou de manivelle. Mais là encore, la cherté des procédés et le système des castes sont un frein constant à leur généralisation.

Au final, tout est une question de moyens à Vicocha, et les moyens appartiennent aux riches en général et à la noblesse en particulier.

Le plus gros du peuple vit donc dans un univers rural semi moyenâgeux. L’insécurité et la dérégulation des armes, les incessants revers de pouvoir du pays, puis du royaume, ont forgé chez son peuple une sorte d’esprit féodal très poussé.

Par ailleurs, Vicocha se voit rapidement rattrapée par les vieilles chimères de son humanité en exil et déboussolée. Grâce à l’ambre minéral, dont le pays dispose paradoxalement en quantité relativement importante par ses réserves nationales et ses gisements natifs, les techniques psy et l’exploitation de la magie vont rapidement s’envoler. L’alchimie, le druidisme, l’occultisme, le chamanisme… Tout cela va se développer, et s’amplifier à partir du moment où la guerre humano-elfique prendra fin et où, parallèlement, la seconde guerre des Dieux initiera la grande conquête spirite des divinités, celles rattachées à la cité des Dieux du couloir des tempêtes comme celles qui s’opposent à son pouvoir. Les dieux du couloir des tempêtes, savoir ce que l’on nomme « l’ennéade de Vicocha » chez les humains et de Wyroya chez les elfes, s’imposeront rapidement et remplaceront une bonne partie des cultes anciens, notamment terrestres. Le monothéisme tombe dans l’oublie à Vicocha, jusqu’à ce qu’il ressuscite, partiellement, lors de l’épisode des gahabînarim, les chevaliers de la lumière, et de la sanctification de leur très saint temple sur le mont de l’Oracle. Il survivra toutefois ailleurs sous d’autres formes, notamment chez les nains du dwordwenion ou, beaucoup plus tard, sous celle plus « cananéenne » du grand All des royaumes indépendants du yuwakan et de Kraïche.

Toujours est-il que la magie devient une composante essentielle de la société de Vicocha et qu’elle pare à ses soucis technologiques. Les druides, les alchimistes, les magiciens, sont répartis dans tous le royaume, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du grand mur d’Ata kama (construit après les guerres humano-elfiques). Ces corporations possèdent même des villes qui leurs sont consacrées. Après la chute des chevaliers de lumière du mont de l’Oracle, leurs héritiers secrets, les élus de la matière et les vagabonds des rêves, trouveront aussi leur place aux côtés des autres explorateurs de l’esprit. La capacité des premiers à transmuter par l’ambre, et des seconds à « tisser des rêves » et à « sceller la mémoire », seront très appréciées de générations de vicochîlims. Quant à l’ambre minéral, justement, il sera utilisé à toutes les sauces, notamment grâce au système des « sphères mémoires » qui permet de conserver une connaissance ou une séquence mémorielle au sein du caillou et à la retransmettre ensuite au moyen d’une impulsion psychique de façon à la graver directement dans la mémoire de sa cible. Sa fonction d’amplificateur psychique ou énergétique sera également souvent exploitée, pour renforcer les technologies de base du pays ou pour tous les praticiens des sciences de l’esprit.

Il est aussi à noter que, très tôt, Vicocha entretient un rapport de porosité avec le monde elfique qui se développe, parallèlement, dans la forêt monde d’Itchita toute proche. Si les deux univers s’ignorent, les humains des territoires d’Imufa, ville forestière qui occupe l’extrême occident de l’Itchitînn, se font les transmetteurs d’un trafic technologique et magique qui va dans les deux sens. Ce même si les elfes, immobilistes et très fermés, ont tendance à rejeter tout ce qui vient de Vicocha comme étant une œuvre de barbare. La conscience des humains de l’existence de l’empire elfique étant nulle ou quasi nulle, cette porosité restera toujours très souterraine jusqu’à la fin de l’âge impérial. Et donc certaines des choses qui venaient d’Elfia ou des cités sylvaines sont considérées à tort par les vicochîlims comme étant des inventions de leur propre pays, et inversement chez les elfes.

Enfin, à partir de la moitié du dixième siècle, l’arrivée de l’empire de Ktyss par l’Est, puis sa conquête de tous les territoires orientaux de Vicocha (et après eux la fondation du royaume de Zhila), les techniques impériales se mettent également à circuler avant de s’imposer fortement durant la décade impériale.